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Bauxite : un record au premier semestre, et une facture logistique qui monte
114,8 millions de tonnes exportées entre janvier et juin, en hausse de 15 %. Derrière le record, une hausse des coûts de carburant qui pèse sur chaque tonne acheminée.
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La Guinée, premier exportateur mondial de bauxite, a expédié 114,8 millions de tonnes entre janvier et juin 2026. C’est un record, en hausse de 15 % sur un an, porté par la demande chinoise.
Qui expédie quoi
La Société minière de Boké mène avec 16,95 millions de tonnes sur le trimestre, devant Chalco (7,73 millions) et la Compagnie des bauxites de Guinée (4,13 millions).
La capacité portuaire a suivi : le pays est passé de cinq terminaux en service à neuf en une seule année, Kamsar et Boké ayant fait l’objet de travaux importants.
Le revers : le coût à la tonne acheminée
Deux pressions s’exercent en sens inverse du volume.
- La saison des pluies, qui de mai à octobre contraint l’accès aux sites et les fenêtres de chargement.
- Le carburant, dont le prix a augmenté de plus de 80 % dans le sillage de la crise au Moyen-Orient.
Un opérateur qui facture à la tonne transportée absorbe cette hausse ou la répercute. Dans les deux cas, elle change l’arbitrage entre les modes d’acheminement.
Pourquoi la barge tient bon
Sur un fleuve comme le Rio Nuñez, le tirant d’eau impose des contraintes que la route ne connaît pas : saisonnalité, fenêtres de marée, immobilisations. En contrepartie, le coût à la tonne-kilomètre reste sans comparaison, et l’écart se creuse précisément quand le carburant monte — une barge déplace la même charge pour une fraction de l’énergie d’un convoi routier.
C’est ce calcul, plus que l’habitude, qui explique que le transport fluvial reste la solution sur ce corridor.
Sources : Mining Weekly, Mysteel. Photographie : Aboubacarkhoraa, CC BY-SA 4.0.




