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Simandou expédie : un nouveau corridor minier entre en service
La première cargaison de minerai de fer guinéen est arrivée en Chine en janvier 2026. Six mois plus tard, la montée en cadence redessine la logistique minière du pays.
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Le 17 janvier 2026, après quarante-six jours de mer, une première cargaison de 200 000 tonnes de minerai de fer à 65 % de teneur est arrivée au port de Majishan, dans le Zhejiang. Elle venait de Simandou, dans le sud-est de la Guinée.
Une montée en cadence rapide
Les chiffres publiés depuis dessinent une pente nette. Six cent mille tonnes expédiées au premier trimestre, avec les premières ventes réalisées en Chine en avril. Puis 2,2 millions de tonnes en mai, contre 1,3 million en avril.
SimFer, l’un des opérateurs du gisement, annonce cinq à dix millions de tonnes pour l’année, une montée en régime étalée sur une trentaine de mois vers soixante millions de tonnes par an, et jusqu’à cent vingt à terme. La mine était achevée à 74 % fin mars.
Ce que cela change pour les autres expéditeurs
Un gisement de cette taille n’arrive jamais seul : il vient avec sa voie ferrée, son port et ses fenêtres de chargement. La Guinée passe d’un pays d’exportation essentiellement bauxitique à un pays à deux corridors minéraliers.
Pour un opérateur logistique, deux effets se combinent. La pression sur les ressources partagées — remorqueurs, pilotes, personnel portuaire — augmente. Mais les infrastructures montées pour un projet de cette ampleur profitent, à terme, à tous ceux qui les bordent.
Le calendrier à retenir
L’objectif de soixante millions de tonnes annuelles est annoncé pour le second semestre 2028. D’ici là, chaque trimestre déplace le point d’équilibre entre capacité disponible et volumes à écouler.
C’est la raison pour laquelle nous planifions désormais les campagnes de chargement plus tôt dans la saison : la marge d’ajustement se réduit à mesure que le corridor monte en puissance.
Sources : S&P Global, SimFer, Mining Weekly. Photographie : Sayd224, CC BY-SA 4.0.




